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Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]

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Chanel Miller
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MessageSujet: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Dim 6 Avr - 20:14

C’était un samedi, beau jour où personne ne fait rien ou presque. Le matin égalait à une grasse matinée pour Miss Miller qui s’était couchée à une heure tardive, comme presque toujours. Aujourd’hui, elle ne travaillait pas. Elle ne travaillait que rarement le samedi à vrai dire. Par contre, les cinq jours de la semaine qui précédaient, elle travaillait. Ben oui, il fallait bien travailler. Même si elle n’en avait pas vraiment besoin à vrai dire. Elle avait tout ce qu’elle voulait, pourquoi s’embêter à travailler ? Tout simplement parce qu’elle voulait se débrouiller seule et réussir. Ambitieuse la Chanel, ça je vous le fais pas dire. Mais derrière cet argent et ce métier de serveuse, une rêveuse née se cachait, voulant par-dessus tout devenir actrice. Mais tout en gardant les pieds sur terre évidemment. Vous la prenez pour qui voyons ? Donc Chanel se réveilla vers dix heures trente passées, dans son grand lit pour elle toute seule, dans sa spacieuse maison mais pas pour elle toute seule. Oui, souvenez-vous de Vahina Fitzgerald, sa colocataire du futur. Elles ne se connaissaient pas très bien, mais Chanel voulait mieux la connaître. Chanel ne savait pas si elle était là, mais si elle était là, elle ne dormirait pas, donc elle pouvait faire autant de bruit qu’elle voulait. Elle sortit doucement de son lit, enfila ses chaussons et ouvrit les volets. Il faisait beau ce jour-là, et le temps était presque parfait. Chanel n’avait qu’une chemise de nuit en soie sur elle, mais elle n’avait pas froid donc elle ne prit pas sa robe de chambre. Elle descendit l’escalier en colimaçon, ce qui faillit lui donner le tournis. Mais elle tint bon. La cuisine était déserte, de toute façon elle l’était souvent. Chanel alluma la télé et prit son temps pour manger son petit déjeuner. Un bol de ses céréale préférées, plus une tranche de pain et elle était prête pour la journée. Elle prit ensuite la direction de la salle de bain, rien ne vaut une bonne douche. Chanel entra dans la douche et laissa l’eau couler le long de son corps. Vingt minutes plus tard, l’eau s’arrêta de couler et Chanel enfila une serviette autour de sa taille. Elle se plaça devant le miroir et se coiffa, quand elle fit tomber la brosse sans faire exprès. Elle s’agenouilla pour la ramasser, mais quand elle se releva, elle se cogna le tête contre le lavabo. Aïe. Elle se frotta la tête quelques secondes puis sortit de la salle de bain pour aller dans sa chambre où elle ouvrit sa grande penderie. Elle opta pour une tenue rouge pétant, une robe et des leggins de la même couleur. Chanel était contente, cette tenue lui allait à ravir. Elle prit deux mèches de devant, une de chaque côté, et les attacha derrière. Quelle mignonne coiffure ! Et enfin, les chaussures. Elle prit des ballerines rouges pour compléter sa tenue. Elle ne pouvait pas faire mieux, même l’élastique était rouge. C’était peut-être un peu trop rouge ? Elle hésita quelques minutes, mais au final garda sa tenue.

Il était presque midi, mais Chanel n’avait pas encore faim, vu l’heure à laquelle elle avait mangé… Elle décida d’aller en ville, elle trouverait bien quelque chose à faire. Elle prendrait peut-être un petit sandwich lorsqu’elle aura faim. Elle sortit de la maison, ferma à clef et marcha à pied vers le centre ville. Ce n’était pas très loin, elle n’aurait pas beaucoup à marcher. Elle chantonna une chanson en marchant, une de ses chansons préférées. Vous saurez plus tard laquelle, ne vous inquiétez pas. Plusieurs minutes plus tard, elle était en plein centre ville et s’arrêta pour acheter un sandwich. Elle alla ensuite dans quelques magasins, ah le shopping. Elle marcha, fit les boutiques, s’arrêta un peu… Vers deux heures de l’après-midi, elle approchait la fontaine Vaillancourt. C’était une très belle fontaine, Chanel aimait y aller. Elle s’assit puis leva la tête au ciel et ferma les yeux… quand quelqu’un vint la déranger. C’était Luka Stevenson, un gars qui avait déjà essayé de la draguer. Depuis, elle l’évitait.


"Dégage pervers. Je pourrais être contaminée de ta perversité, on sait jamais."
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Luka Stevenson




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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Dim 6 Avr - 23:04

Le Samedi MATIN ! Un bon jour pour le jeune Stevenson, qui faisait toujours la grasse matinée, tandis que les autres jours, il se levait pour aller en cours, obligatoirement malgré le fait qu’il demande à son père depuis deux ans et demi de quitter l’école car il en avait marre. Intelligent, il s’ennuyait toujours, sauf quand il corrigeait un prof, cependant ensuite, il avait de mauvaises appréciations pour cause d’insolence, et de mauvais comportement. Le pauvre garçon, il ne connaissait pas la demie mesure, son père l’ayant toujours forcé à aller au plus haut, à se dépasser, à toujours être ambitieux. Le résultat avait été probant : un garçon en grand manque affectif, qui ne connaissait que l’impulsivité. Il ne savait pas être calme, enfant il était toujours hyperactif. Il n’y avait que dans son sommeil, qu’il était calme, et encore, il fallait vraiment qu’il soit fatigué, généralement après un sport de chambre il dormait bien. Il avait toujours culpabilisé, depuis sa naissance, à cause du décès de sa mère, mais au lieu de continuer dans cette voie, et se laisser marcher sur les pieds, il avait eu tout l’effet contraire, et était devenu un jeune homme trop sur de lui, sous l’effet de la luxure.

Ce n’est que réveillé par les rideaux qui s’ouvrirent sèchement, de la part de la bonne à tout faire de la maison, qui chantonnait, qu’il daigna ouvrir les yeux, en grognant. Elle posa ses mains sur ses hanches, admirant le jeune homme qui venait de se réveiller, le réprimandant, et lui leva les yeux au ciel, en soupirant. Elle le réveillait, et en plus il devait ne pas grogner. Il regarda l’horloge dans le coin de sa grande chambre, il était tout de même 11h20. Il comprenait pourquoi elle lui en voulait, son père avait encore déjeuné seul. Il savait très bien qu’il fallait qu’un lien persiste entre les deux hommes, mais Luka le dégradait de plus en plus. Quand elle sortit de sa chambre, le jeune homme attrapa sans sortir de ses couvertures, un caleçon posé au sol, juste histoire d’avoir quelque chose à se mettre pour se diriger dans la salle de bain. Mais avant cela, il s’empressa de prendre des affaires pour s’habiller. Il eut un sourire entendant sa nourrice, chantonner comme tous les matins. Cette chanson l’avait bercé toute son enfance durant l’absence de son père, qui travaillait d’arrache pied. Après une douche bouillante, il s’habilla, et descendit déjeuner, en glissant sur la magnifique rambarde de l’escalier. Il se mit ensuite à table, voyant qu’un bon petit déjeuner se trouvait là, il l’attaqua sans dire un mot de plus.

Tout cela fut fini bien vite, il regarda une énième fois l’heure, et il embrassa sur la joue, sa nourrice qui lui demanda où il allait si heureux, mais il n’eut pas besoin de l’expliquer, elle avait compris. Son jeune garçon de bientôt 19 ans, avait fort à faire aujourd’hui. Premièrement, il devait porter des fleurs sur la tombe de sa maman, comme chaque samedi matin, puis, il irait faire un tour près de la fontaine, on ne sait jamais sur qui il pouvait tomber, et il avait bien l’intention de tomber sur une personne qu’il avait en vue depuis bien quelques mois : Chanel Miller. La Rolls Royce de son père prêvue pour les déplacements de son Luke se trouvait devant l’entrée. Elle était belle noire, et alors qu’il allait s’y engouffrer, la nourrice l’interpela, et il se retourna pour lui faire face :


-Mon Luka tu es ravissant aujourd’hui ! J’espère bien qu’elle arrivera à voir que tu es formidable !
« T’en fais pas Elen ! Je vais voir Maman aujourd’hui, puis on verra ce qu’il arrivera ! A tout à l’heure ! »

Et il partit donc dans la voiture. C’est vrai, il était bien beau aujourd'hui, mais ce n’était pas seulement pour Chanel, et à vrai dire, il n’avait même pas pensé à ça, mais il avait pris une chemise blanche retroussée aux coudes, dénudant donc ses avants bras musclés aux poils blonds, et pour une fois, il avait troqué ses belles chaussures de riches, pour une paire de converse qui pourtant était destinée au milieu populaire, cela lui donnait un genre moderne, et par-dessus sa chemise, il portait une belle veste kaki qui lui donnait légèrement un air de légionnaire. Enfin il portait des lunettes californiennes, qui lui donnaient un air assez mystérieux. Après avoir déposé de belles roses blanches sur la tombe de sa mère, il se rendit à la fontaine où il eut une très bonne surprise…Chanel se trouvait là, assise sur le rebord de la fontaine. Elle était ravissante, comme toujours. Et avec un sourire aux lèvres qui disparut quand il s’assit près d’elle, au profit d’un mordillement de la lèvre inférieure, il lui répondit à sa réplique assez repoussante :

« Moi Pervers ? J’en apprends tous les jours ! Bon appétit mademoiselle ! On a fait les boutiques à ce que je vois…Le dressing ne te suffit pas ? »


Toujours ce ton ironique, qui en agaçait plus d’un, et même avec la fille sur qui il avait des vues, il ne jouait pas la carte de l’être gentil, non, il était naturellement comme cela, il avait été éduqué ainsi, il ne cachait rien, la franchise faisait partie de ses qualités, et défauts. Il ajouta ensuite, toujours sur ce ton mielleux qui lui appartenait :


« Tu devrais peut être le devenir en revanche, ça ne te ferait pas de mal, miss sainte nitouche ! »
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Chanel Miller
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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Mar 8 Avr - 16:34

Chanel n'avait aucune envie de voir Luka, surtout par une si belle journée. Pourquoi venait-il la troubler au fait ? Il n'avait rien d'aute à faire ? Cela faisait des mois qu'elle l'évitait, n'avait-il pas compris pourquoi ? Sale pervers, va. Ca revient toujours, les pervers. Ca vous hante carrément. Si si, je vous jure. Comment ça vous me croyez pas ? Bande d’ingrats. Je vous aime plus, na. Mais bon, revenons-en à Chanel, vous êtes pas le centre du monde non plus. Elle était là, assise à côté de lui, ne le regardant même pas tellement elle n’avait pas envie de le voir. Elle était sûre qu’il l’avait espionné ces derniers mois, sinon comment aurait-il su où la trouver ? C’est vrai que ces derniers mois elle aimait bien venir ici, c’était un si bel endroit, l’ambiance était calme et en même temps entraînante. Vous ne comprenez rien de ce que je vous dis, n’est-ce pas ? Ce n’est pas grave, ce n’est pas très important pour le moment. Elle essayait le plus possible de détourner le regard, en regardant à droite alors qu’il était à gauche par exemple. Elle regardait des enfants jouer près d’un arbre, tournant autour en essayant de s’attraper. Cela lui rappela son enfance lorsqu’elle jouait avec ses amis comme n’importe quel enfant. Comme elle avait changé depuis, et même énormément. Elle faisait beaucoup plus attention à ce qu’elle disait et faisait, ne parlait pas à n’importe qui, oui vous savez, il n’y a pas que des personnes sensées dehors. Il y a des tas de personnes qui vous veulent du mal pour une quelconque raison. Certaines personnes vous veulent parfois du mal pour aucune raison, juste pour le plaisir. Vous n’avez pas idée aussi du nombre de personnes qui vous critiquent sans arrêt juste pour vous détruire petit à petit. Je vais prendre un petit exemple ayant un rapport avec Chanel. Vous souvenez-vous d’October P. Messerschmidt ? Oui vous savez, ‘l’ennemie’ de Chanel. Cette fille fait tout pour rendre la vie de Chanel impossible, en la critiquant sans arrêt, en venant l’énerver en public, ou même en se rapprochant de Stanley. Stan’ était comme le frère de Chanel, le frère qu’elle n’avait jamais eu. Mais depuis qu’October lui tournait autour, il préférait passer du temps avec elle qu’avec Chanel. Ca le rendait folle. En tout cas, elle faisait son maximum pour l’éviter, et pour l’instant ça marchait plutôt bien. Mais retournons-en à Luka. Il s’étonnait qu’elle le traite de pervers, il était aveugle ou quoi ? Déjà qu’il avait un regard de pédophile, pervers c’était sympa encore. On aurait dit qu’il la violerait à n’importe quel moment, ça faisait presque peur. Même si elle faisait tout pour éviter son regard, elle le croisa quand même malgré elle.

"Il n'y a jamais assez de shopping, mon cher. Pourquoi, tu veux venir avec moi ou quoi ?"

Peut-être qu’il était gay, ou même bi. On ne sait jamais de nos jours, vous savez. Mais j’aurais tendance à dire bi, sinon il ne voudrait pas la violer. Bon, violer est un grand mot, se la faire, ça va mieux, non ? Il jouait sur le ton ironique, ce qui ne plut guère à Miss Miller. Puis il enchaîna sur un ton mielleux. Pff, il pouvait pas la lâcher ? Elle voulait pas être draguée, elle voulait qu’il s’en aille. De toute façon, elle pourrait s’en aller au cas où il refuserait. Mais ce n’était pas juste d’abord, c’était elle qui était là en première, de quel droit il pouvait décider de qui partirait ? Ca devait être elle qui avait le droit d’en décider. Et puis na, bordel. Il voulait en plus la convertir en perverse, pff.

"Oui, je pourrais très bien adhérer au club des pervers complètement tarés qui devraient finir à l'asile, mais tu vois, je n'en ai pas très envie. J'espère que tu comprendras. Et puis, tu y es déjà, je ne vois pas pourquoi je devrais venir aussi, tu me remplaces."
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Luka Stevenson




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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Mer 9 Avr - 14:10

Cette fille avait beau l’éviter, l’envoyer paitre quand il s’approchait d’elle, elle n’avait toujours pas compris que c’était ce qui l’attirait, il détestait les filles faciles, alors pour se venger, il les mettait dans son lit, puis les jetait comme de vulgaires chaussettes, qui si elles étaient intelligentes, ne revenaient plus. Car oui, il avait déjà eu affaire à de gros pots de colle, avec qui il avait été des plus méchants, et elles continuaient quand même à le coller. Mais bon, intelligemment, il s’était affiché avec une autre, pour qu’elles finissent par comprendre. Je ne suis pas en train de dire que les filles étaient à la merci de Luka, non il aimait trop les femmes pour ça, elles n’étaient pas de vulgaires jouets, mais plutôt une distraction et plus si affinités. Il y avait des filles qui l’intéressaient plus que d’autres, évidemment, donc il y avait certaines, qui comptaient plus pour lui, qu’il appelait, avec qui il passait du bon temps, même s’il n’avait passé qu’une nuit avec. En revanche, les filles qui, comme Chanel, se plaisaient à le dénigrer à le refouler, avaient un poids en plus, car il ne lâchait pas l’affaire. Il n’était pas pot de colle, mais plutôt têtu, quand il voulait quelque chose, il l’avait, comme tout enfant capricieux et fils unique.

Il voyait bien que Chanel était froide, et distante. Qui plus est, elle cherchait tout simplement à éviter son regard, à croire qu’il lui faisait peur. Ce n’était pas du tout son intention, non au contraire, il voulait se rattraper de la dernière fois, où il n’avait pas utilisé son intelligence, et qu’il avait carrément été un gros dragueur de première. C’est vrai habituellement, il n’avait pas besoin de ça. D’où peut être sa qualification de pervers…Il ne se trouvait pas pervers bien sur, car il trouvait qu’un pervers ferait n’importe quoi, pour voir n’importe quelle paire de seins, or lui, ce n’était pas ça qui l’intéressait, il était un homme luxurieux, qui aimait juste prendre son pied et du plaisir, ce n’était pas interdit par la loi du moment que l’on ne le faisait pas avec une mineure alors qu’on était majeur. Il savait bien que la jeune femme était plus âgée que lui d’un an. Les femmes plus mures lui donnait un certain statut, il se sentait plus grand, avec plus d’importance à leurs côtés, mais en fait il s’en foutait à présent. Ce qui comptait c’était qu’il parvienne à la faire tomber dans ses bras. Ce n’était pas une chose facile, d’autant plus qu’elle l’ignorait, et qu’elle ne l’aimait pas, mais il ne renoncerait pas, avec elle ce n’était pas juste une histoire de cu*, mais autre chose…Pas de l’amour non plus, faudrait pas exagérer.

Bref, la jeune femme répondit tout de même à ce qu’il avait avancé, et elle lui posait même une question. Tiens ? Bizarre de sa part ! Même si elle était tout de même encore froide, elle lui répondait, c’était peut être un bon point pour le jeune serbe. Pourtant ses propos paraissaient ironiques, et réfléchissant énormément pour ne pas faire un faux pas, il baissa la tête puis la releva avec un espèce de petit sourire léger en coin, qui signifiait qu’il ne prenait pas mal la chose, bien au contraire, alors, il se mit à répondre fixant la belle de ses grands yeux bleus :


« Non merci, je ne crois pas que l’on fréquente les mêmes boutiques, j’ai mes habitudes que je ne voudrais pas perturber ! En revanche, je connais des boutiques qui te conviendraient, sauf que…c’est trop cher pour toi je pense…Les vendeurs me font des prix, ils connaissent mon père, donc si un jour tu passes dans l’une d’elles, tu diras que c’est de ma part… »

Il se tourna légèrement, et plongea sa main dans l’eau fraiche de la fontaine. Il aimait beaucoup cette sensation, le contact avec l’eau était agréable, c’est comme si, elle l’apaisait, alors qu’il cherchait à ne pas flancher, et puis il pensait bien à tout ce qu’il disait, pourquoi avait-il eu l’idée de lui parler des boutiques où il avait des prix ? Elle pouvait lui faire un sale coup alors qu’il tentait d’être sympa avec elle, mais en même temps, il n’était pas faible, et pouvait lui envoyer le revers de la médaille. Il l’entendit ensuite parler, il se retourna, levant la main de l’eau, et la laissant sécher sur le muret plus loin, pour ne pas se salir, car il faisait énormément attention à lui, et à ses vêtements, d’ailleurs sa nourrice, lui disait souvent qu’elle n’avait pas grand-chose à laver tellement il y faisait attention. Analysant avec précision chaque parole de la jeune femme, il vit évidemment qu’elle le prenait pour un vrai pervers, et qu’elle ne plaisantait pas, ce qui arracha un grand sourire des lèvres du jeune homme, qui contemplait maintenant le monde qui s’affairait autour d’eux. Il mit du temps à répondre, mais ses mots pesaient énormément :

« Chaque couleuvre que tu déverses à mon égard, n’a aucun effet sur moi ! C’est malheureux à dire, mais j’en ai déjà effacé des milliards de paroles comme les tiennes, soit plus pertinente, ose me blesser avec des choses réelles, parce qu’avec tes fantasmes tu n’y parviendras pas… »


Il marqua une pause, son regard bleu n’était pas glacial, mais on sentait dans son attitude, beaucoup d’assurance, il fallait y faire attention, car ça pouvait lui jouer des tours. Luka avait appris à maitriser ce petit jeu-là, on tentait de l’assassiner par de piètres paroles, et lui par des paroles poétiques pleines de sagesse, plantait un pieu dans le cœur de chaque personne qui osait le défier. Son regard se reporta à nouveau sur la jeune fille, détaillant le moindre trait de son visage angélique, et tellement appréciable. Il l’aurait bien dessinée d’ailleurs…Mais accepterait-elle de poser ? Il n’en savait rien. Son regard s’attarda un instant sur la bouche pulpeuse de la jeune Miller, elle représentait pour lui la tentation, ou pire, le fruit interdit, qu’il ne pouvait gouter sans s’attirer les foudres de celle à qui appartenait cette bouche. Il se mordilla la lèvre, et acheva donc sa phrase :

« Je me trompes future Marylin Monroe ? Ou devrais-je dire, danseuse qui a des étoiles de cinéma plein les yeux ? »

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Chanel Miller
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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Jeu 10 Avr - 19:14

Luka devait être du genre tenace, car Chanel avait beau l’envoyer promener, l’éviter, l’embêter, il restait là, lui répondait calmement, la cherchait carrément. Il pouvait faire ce qu’il voulait, il n’arriverait jamais à la mettre dans son lit. Elle était plus forte que lui, plus tenace, plus têtue. Plus grande, plus directe. Et elle donnait de grandes baffes aussi. C’était un bon point, non ? Ouais, bon, vous êtes jamais de son côté de toute façon. Pourquoi être du côté de ce sale pervers débile qui ne pensait qu’au sexe ? Il est même pas beau, d’abord. Non non. Il devait être le genre qui oublie le nom de la fille la matin suivant, vous trouvez ça bien vous ? Aucune morale. On ne traite pas les femmes comme ça, ça ne se fait pas, voilà tout. Les femmes ont le droit d’être bien traité. Et Chanel aussi. Elle ne voulait pas qu’on la traite comme une simple aventure d’une nuit. Elle a besoin de plus, vous comprenez. L’amour, vous connaissez ? Mais, est-ce que Luka connaît ce mot tout simplement ? Bien sûr que non, ou alors lui il l’interprète sous la forme de ‘faire l’amour’. Tous des obsédés, ces hommes. Prenons un très bon et bel exemple. Peter, vous savez, Peter Carlson, le meilleur ami de Chanel. Très gentil, très attentionné, très affectueux, parfait. ET en plus, très charismatique. En tout cas pour Chanel. C’était l’homme parfait d’après elle. Alors, pourquoi elle ne sortait pas avec lui ? Car elle avait tout simplement peur de perdre leur amitié si ça ne marchait pas. Mais, et si ça marchait… Mieux vaux ne pas y penser. Elle ne voulait pas se donner de faux espoirs. Elle rencontrerait bien un jour un autre homme qui fera chavirer son cœur, si fragile qu’il est. Ca ne se voit peut-être pas, mais Chanel est une personne sensible au fond. Même si elle passe sa vie à narguer tout le monde, elle a des sentiments, un cœur, une sensibilité. Luka n’en avait aucune. Il voulait juste coucher avec elle, prendre du bon temps parce qu’elle était bien foutue. Ce n’était pas de sa faute si elle avait un beau corps. Mais voilà, je vais vous dire quelque chose. Malgré son beau corps, miss Miller est toujours vierge. Et oui. Elle veut que sa première fois soit magique, avec quelqu’un qu’elle aime. Pas comme Luka quoi. Il n’allait pas être sa première fois quand même. Elle voulait de la magie dans sa vie. Du bonheur, c’est possible ?

Tu lui ressembles
Quand elle tremble
Et dans ta voix
J'entends parfois
Un peu sa voix
Elle te ressemble
Quand elle tremble
Quand elle pleure
Là dans le cœur
Des arbres en fleurs.


La vie n’était pas toujours belle, pas toujours rose. Si Chanel devait coucher avec tous les fauves masculins qui la trouvaient canon, je vous le dis, elle ne serait plus vierge depuis longtemps. Les hommes aiment parfois les femmes plus âgées, comme le cas de Luka. Le jeune homme avait un an de moins que la belle, il voulait sûrement coucher avec elle aussi parce qu’elle était plus âgée. Ca lui donnait peut-être de la puissance, qui sait ce qu’il se passe dans sa tête. Et puis, on aurait presque dit qu’il voulait la charmer tranquillement, gentiment. Complètement différemment de quand elle l’avait rencontré, là il avait joué carte sur table en lui disant tout de suite ce qu’il voulait. Il avait utilisé une très mauvaise technique de drague. Elle ne savait même pas pourquoi elle lui parlait encore, peut-être le danger, enfin, danger… Il baissa la tête, la releva, souria et la regarda droit dans les yeux, ce qu’elle n’aima guère. Et elle le regarda également dans les yeux, rien de tel qu’un face à face.

"Je suis pas pauvre non plus. Mais j’ai bien envie de passer dans une de ces boutiques… On ne sait jamais ce que je pourrais trouver. Je trouve toujours quelque chose, dans n’importe quel magasin."

Ce qu’il venait de lui dire était plutôt intéressant, mais Chanel n’était pas vraiment du genre à faire des choses comme ça. Bizarrement, elle l’observa discrètement. Il plongea sa main dans la fontaine, bizarre quand même. Si elle avait été seule, elle aurait fait la même chose. Elle aimait cette sensation qu’être en contact avec cet élément si beau, si magique. Il resta longtemps silencieux, et quand il voulut enfin prendre la parole, cela se voyait qu’il y avait réfléchit. Il n’étais sûrement pas du genre à dire n’importe quoi comme ça, il devait être très calculateur. Ses mots étaient lourds, mais ne blessaient pas Chanel. Il n’avait pas vraiment compris ce qu’elle voulait faire, il croyait qu’elle essayait de lui faire du mal, alors qu’elle disait juste ce qu’elle pensait ironiquement.

"Si je devais te blesser avec mes fantasmes, tu peux être sûr que je dirais autre chose. Et puis, je n’ai jamais cherché à te ‘déverser des couleuvres à ton égard’. On se demande lequel de nous deux rêve le plus."

Il recommença son moment de silence, mais pour ensuite fixer son visage. Cette situation était des plus étranges, on ne l’avait encore jamais fixé comme ça. Ah si, quelques fois Peter l’avait fixé intensément. Quand ils étaient couchés, par exemple sous un arbre. Cela se voyait qu’il faisait souvent du mal, enfonçant un pieu dans le cœur à sa moindre parole. Il était manipulateur également, cela devait être facile pour lui d’être comme il était. Et puis il fixa sa bouche, se mordillant la lèvre. A quoi pouvait-il bien penser ? Mais ces paroles firent un ‘ting’ dans la tête de Chanel. Que voulait-il dire par là ? En fait elle voyait très bien de quoi il parlait, mais elle fit comme si ce qu’il venait de lui dire était un calcul de mathématiques super compliqué qu’elle n’arriverait jamais à résoudre. D’où savait-il tout ça ?

"Je ne comprends absolument rien à ton blabla. C’est quoi cette histoire avec Marilyn Monroe ? Respecte-la au moins, elle a le droit de reposer en paix sans que tu dises je ne sais pas quoi sur elle. Et puis, quant aux étoiles de cinéma, on est pas à Hollywood ici, tu t’es trompé d’endroit."

Quelle actrice, on aurait vraiment dit qu'elle disait la vérité. Ce n'était pas pour rien qu'elle voulait le devenir...

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Luka Stevenson




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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Jeu 10 Avr - 21:05

Luka était tout simplement à la recherche de lui-même si on pouvait dire, en réalité, un jeune homme majeur depuis moins d’un an, ne fait pas forcément ce qui est bon pour lui, notamment si enfant, il a vécu un traumatisme, lui ce n’était pas enfant qu’il avait vécu cela, c’était bien plus tôt, c’était lors de sa naissance, perdre sa mère, s’en vouloir toute sa vie…Voilà ce qui pesait sur la conscience de Luka, et il aurait donné n’importe quoi, pour ne pas avoir à vivre cela, et à vivre ne serait-ce qu’une dizaine d’années avec sa mère, elle lui aurait tant apporté… C’est vrai que pourtant, vu ses conquêtes, on pouvait dire qu’il s’était carrément surpassé pour combler ce manque, car il n’était pas non plus mal renseigné, il savait y faire quand même, il n’y avait qu’à voir comment ça se passait au départ avec les sœurs Weller, enfin chacune à leur tour je vous rassure ! En revanche, on ne pouvait bien entendu pas appeler ça de l’amour. Cela avait tellement pesé sur les épaules du garçon, qu’il avait enfant, fait rimer dans sa tête, amour, avec malheur, car sa naissance était le fruit de l’amour de ses parents, et de la mort de sa mère. Il n’avait pas tort, mais il n’était pas non plus responsable des complications de l’accouchement. Il n’avait donc jamais voulu en entendre parler, et pourtant, la souffrance avait de nouveau pointé le bout de son nez avec la jeune cadette des Weller. Il n’avait jamais voulu s’avouer qu’il était plus qu’attiré par son ex-copine, ni s’avouer qu’il avait bel et bien été amoureux, il avait juré devant tout le monde qu’il n’était pas déçu quand elle l’avait largué pour cause de différents idéologiques… Pourtant, une unique personne le savait, et elle n’avait rien dit, tenu le secret, car il était son protégé : sa nourrice. C’était uniquement pour ça que même sans sa mère il avait pu avoir des renseignements sur les femmes, parce qu’elle avait été plus importante pour lui que son père parfois. Quant à Chanel, oui elle était également la seule au courant, elle était heureuse que son jeune protégé, tentait de ne pas faire de faux pas, et tentait même de se racheter une conduite, auprès de cette demoiselle, elle essayait de lui faire comprendre qu’il ne serait jamais heureux avec sa luxure. Pourtant tout le monde le savait, Luka avait finalement bon fond, car il pouvait tout simplement être gentil avec n’importe qui, sans arrière pensée, enfin presque…

Chanel, c’était une belle plante, une fille gâtée par la nature c’était sur, mais il en savait plus sur elle, qu’elle en savait sur sa vie, vu qu’elle fonctionnait sur les préjugés à son égard, c'est-à-dire, les conquêtes, et seulement ça. Luka Stevenson ne se limitait donc juste à cela ? Ou était-il autre chose ? Il était peut-être mieux au fond de lui ? Chanel, n’était ni une conquête, ni une envie de plus, ni envie de moins, pourquoi ? Parce que pour une fois, il rachetait l’erreur d’avant. D’ordinaire, si une fille lui disait non, il passait à autre chose, mais avec elle c’était différent, il semblait tenir à l’aider, avec ce qu’il savait, mais ça dépendait surtout aussi du domaine. Pour ce qui était de son rêve à elle, il pouvait y faire quelque chose, il le savait bien, restait à voir si elle tomberait dans le piège qui lui permettrait d’y accéder, ce n’était donc pas un piège, mais plutôt un plan d’aide, un peu comme le Plan Marshall quoi. Mais comment savait-il tout ça ? L’espionnait-il ? Bien sur que non. Il connaissait juste les bonnes personnes. Un peu d’aide ne faisait pas de mal. Luka avait beau être jeune, il n’était pas bête, ni dupe, il ne se faisait que très rarement rouler dans la farine, et c’était pour cela, qu’après il ne faisait pas attention, et faisait tout plein d’erreurs, qu’il rattrapait sans encombre, mais ça ne lui servait pas de leçon.

Dans ses pensées, il repensait tout simplement à la soirée où il l’avait approchée pour la première fois, et on pouvait dire, qu’il avait été brutal dans sa manière de l’approcher, tel un novice, plutôt dragueur, et moins intelligent, il lui avait donné impression d’être un débile mental qui ne pensait donc qu’à ses jolies formes, or là, il pouvait se rattraper, c’était son unique chance. Il commençait à avoir le ventre qui gargouillait, il avait faim, mais il ne devait pas le faire remarquer, il allait passer pour un glouton, en réalité, seul son petit déjeuner lui avait servi d’encas, et à présent, il avait le repas du midi, qui commençait à se faire demander. Il pouvait la faire douter dans ce sens, mais apparemment, elle allait s’avérer être un plus grand adversaire qu’il le pensait. Pourquoi ? Parce que la jeune femme le fixait à présent dans les yeux, et elle répondit avec une grande assurance. Le jeune homme haussa les épaules, faisant mine de ne pas être plus que satisfait alors que c’était ça totalement :


« Je n’ai pas dit que tu étais pauvre…Non, je disais plutôt que ces boutiques sont hors de prix, mais qu’elles font des vêtements de très haute qualité ! Mais si tu y tiens, je t’y accompagnerais pour te montrer où elles se trouvent, et pour te dire si oui ou non ce que tu trouves te va, parce que je sais exactement ce qui t’irais j’ai déjà ma petite idée, il y a un de leur truc qu’ils ne vendent pas, mais qui pourrait tellement t’aller, que je ferais n’importe quoi pour qu’il te le laisse ! »

Oula. Il en avait trop dit, il écarquilla les yeux, et se mordit de dépit la lèvre. Première erreur de sa part. Il détourna rapidement la tête. Première bataille perdue. Il s’en voulait, il fixait à présent derrière lui, la fontaine, tentant de se ressaisir. Il pensait tout simplement :

*Merde, mais qu’est ce que j’ai dit ! Fermes-là gros con ! Elle va croire que je la traque.*

La fontaine, l’eau, le seul élément limpide, capable de ne pas dissimuler, capable de laisser transparaitre la vérité. Il cherchait des réponses ça se voyait, il tentait de percer le mystère Chanel. Chanel n’était pas aussi transparente que cette eau fraiche, elle était très opaque, impossible de percer entre ses lignes sans pour autant avoir recours à des méthodes moins personnelles. Une parole raisonnait dans la tête du jeune homme, celle qu’un homme sensé lui avait dite autrefois, et il voulait lui balancer, cependant c’était bien trop machiste pour le dire. Cet homme lui avait dit : ‘Les femmes sont les plus destructrices de ce monde, elles feront tout pour te blesser Luka, devances-les. ‘ Alors qu’elle prenait une nouvelle fois l’avantage, il osa l’affronter une nouvelle fois du regard, restant impassible, ne décernant à la jeune fille aucune marque de vexation.

« C’est ce qu’on a toujours dit. Les rêves n’appartiennent qu’à ceux qui ne peuvent en faire leur réalité ! Tu devrais savoir de quoi je parle, non ? Tes rêves sont bien enfouis, mais à quoi ils servent au juste ? Si tu ne veux pas les réaliser, et tu n’uses de rien pour que ça marche. »

Toujours avec ce calme olympique, il ne montrait pourtant pas ses signes de faiblesses, que si on le connaissait bien se voyaient comme le nez au milieu de la figure. Aurait-il eu du mal à lui dire quelque chose de plus assassin, de plus piquant qui l’aurait touchée ? C’était bien problématique, en réalité, il voulait d’abord l’aider, et c’était assez bizarre, ça ne lui ressemblait pas. Avait-il quelque chose derrière la tête, ou avançait-il au feeling ? La seule chose qui semblait transparaitre à cet instant, c’était qu’il cherchait à la manipuler, à calculer le moindre fait, et pourtant, était-ce vraiment le cas ? Alors que ses yeux se posaient sur la bouche de Chanel, il pensait déjà au pire, à ce qui allait se passer. Il pensait vraiment que rien n’allait fonctionner, il était défaitiste aujourd’hui…Penser au pire pouvait être une arme, maintenant qu’il y repensait, car au moins, il s’y attendrait. Mais il fut tiré de ses pensées par les paroles de Chanel. Elle niait totalement tout, et il ne put s’empêcher de répondre du tac au tac :

« J’espère que tu n’es pas croyante ! Parce que tu viens de commettre un péché en mentant ! Je sais très bien ce que j’avance, et ne me traite pas de menteur, je pourrais te donner des preuves que tu ne soupçonnerais même pas, et puis façon…A quoi ça servirait de te les montrer, tu pourrais quand même les contredire, enfin oublie ce que j’ai dit… »

Une nouvelle fois il bâtait en retraite. Mais là c’était calculé, car il voulait embrayer sur autre chose, il voyait bien qu’elle était douée, elle arrivait à jouer la comédie, sans frémir. Alors Luka, fit avec horreur une moue totalement surprise : son ventre venait de gargouiller tel un grognement d’un ours. Il fronça les sourcils, il venait de se prendre une grosse honte, alors qu’il s’apprêtait à être sérieux. Alors il chercha à ne pas y prêter attention, et continua dans sa lancée :

« J’aimerais que tu me suives quelque part, j’ai un endroit à te montrer, je suis sur qu’il te plairait. Enfin je comprendrais que tu ne veuilles pas me suivre, tu ne me fais peut être pas confiance, mais sérieusement, je ne te ferais aucun sale coup ! »

Le battement frénétique de son cœur s’était légèrement accéléré, qu’allait-elle dire, il n’en savait trop rien, il attendait maintenant, ses grands yeux toujours plongés dans ceux de Chanel, et il l’observait sans rien dire.

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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Ven 11 Avr - 18:14

L’enfance de Chanel ne fut pas de tout repos, quoi qu’on puisse penser. Avoir un père propriétaire d’un grand bar qui traînait souvent avec des personnes extrêmement riches comme lui, et une mère qui apprenait sans arrêt à sa fille les bonnes manières, ce n’était pas gai tous les jours. Son père n’était pas souvent à la maison, mais sa mère si. Mais elle ne lui parlait presque que pour lui apprendre, apprendre, et encore apprendre. D’accord, c’était dans les années 5o, mais on aurait dit que sa mère se croyait en 18oo. Chanel manquait vraiment d’affection envers ses parents, et ce manque lui pèse encore aujourd’hui. Elle était souvent assise au pied de son lit, à penser, à rêver, à écrire… Jusqu’à ses 8 ans. Là, elle rencontra une fille qui devint tout de suite sa meilleure amie, une fille géniale qui se prénommait Lucy. Mais elle ne la connut pas très longtemps, oui, souvenez-vous de ce souvenir d’enfance. Sa mère avait désigné du doigt Chanel en disant à sa fille qu’il ne fallait pas rester avec elle. Chanel avait été profondément bouleversée par cette histoire, et passa quelques temps à ne rien dire, restant toujours dans sa chambre. Elle ne parlait même plus à ses parents à table par exemple. Mais cette mauvaise passe ne dura pas longtemps, elle était plus forte que son chagrin et recommença à parler, à s’amuser. Au collège elle rencontra Peter, et vous connaissez la suite. Mais elle avait aussi d’autres amis, comme par exemple Ainsley, une amie d’enfance même si elles avaient un an de différence. Et puis il y avait aussi Zénith, elle aussi une amie mais plutôt de pré-adolescence, avec deux ans d’écart cette fois-ci. Mais maintenant ces amitiés se dégradent, il faut dire qu’elles ont évoluées les petites. Mais surtout pour la raison que Chanel hait, qu’elle ne soit pas hippie et que les deux autres si. Chanel ayant beaucoup évoluée, les deux autres ne l’apprécièrent guère. Elle est passée du stade ‘gentille petite fille fragile qui ne demande rien à personne’ à ‘jolie jeune femme déterminée directe qui déteste toutes les personnes qui la détestent’ en quelques années. Si la vie lui aurait donné la possibilité de tout recommencer, de tout changer, elle l’aurait fait. Elle n’aimait pas perdre des amis, c’est la chose qu’elle redoutait le plus au monde. L’amitié était la chose la plus importante pour elle. Pourquoi la vie était-elle si dure ?

Pour elle, Luka n’était qu’un être humain parmi tant d’autres, mais juste avec un petit reproche en plus. Elle ne voulait pas qu’il la drague, elle ne voulait pas qu’il reste avec elle, elle ne voulait pas qu’il lui parle, et pourtant, lui n’entendait rien. Elle aurait très bien pu se lever et partir mais quelque chose l’en empêchait. Le besoin de rester l’en empêchait. Elle voulait entendre ce qu’il avait à lui dire, ce qu’il voulait très précisément derrière ses belles paroles qui ne voulaient rien dire. Chanel, on ne la drague pas comme ça, où c’est elle qui tombe amoureuse, ou c’est rien. Et elle n’avait absolument pas besoin de Luka dans sa vie. Elle était déjà assez perdue, assez troublée. Le fait qu’il soit là n’arrangeait pas les choses, au contraire. Tout s’emmêlait dans sa tête, les mots, les expressions, les phrases. Elle allait finir par avoir mal à la tête à force. Qui aurait cru que le simple fait de rester quelques minutes à côté de lui lui donnerait mal à la tête ? Il était toutefois charismatique, et pouvait se faire autant de jolies filles qu’il pouvait, alors pourquoi elle ? Pourquoi restait-il avec elle ? Il y avait des tas de filles mieux qu’elle, alors une seule et simple question, pourquoi ?


Living easy, living free
Season ticket on a one-way ride
Asking nothing, leave me be
Taking everything in my stride
Don't need reason, don't need rhyme
Ain't nothing I would rather do
Going down, party time
My friends are gonna be there too.


Luka était une personne étrange, quoi que, juste manipulateur. Il voulait arriver à ses fins, il lui répondait, l’aidait sans trop le vouloir mais quand même un peu, voulait sûrement la tromper, mais elle ne rentrerait pas dans le piège.

"Et je n’ai pas dit que tu avais dit que j’étais pauvre. Cela ferait quelque peu mauvaise impression si je m’affichais avec toi. Ce n’est pas que je me préoccupe du regard des autres, mais tu vois, normalement je ne t’apprécie pas trop. Tu sais exactement… ce qui m’irais ? Qu’est-ce que tu veux dire par là ?"

Mais elle ne finit pas complètement sa phrase, car quelque chose la préoccupa. Il ferait… n’importe quoi pour qu’ils lui laissent un truc ? Qu’est-ce que ça voulait vraiment dire ? Elle ouvra un peu la bouche, et essaya de finir sa phrase.

"N’imp… n’importe quoi ?"

Cela se voyait qu’il n’avait pas prévu de lui dire ça, car il se mordit la lèvre et détourna le regard. Elle baissa les yeux en essayant de bien comprendre sa phrase, et pensa à un tas de choses. Elle regarda ensuite les enfants jouer, les parents discuter, tout simplement les gens se promener. Elle était toute remuée, cela se voyait un petit peu, mais elle fit vite disparaître cette impression en reprenant confiance en elle, comme si elle avait tout oublié. Elle regarda Luka, qui la regarda à son tour. Il commençait à faire tout un discours sur les rêves, sur ses rêves. Il savait plus de choses qu’elle ne l’aurait cru, il avait beaucoup de contacts tout simplement. C’était tellement facile de savoir quelque chose sur quelqu’un, surtout si on est riche et qu’on connaît les bonnes personnes.

"Mes rêves restent mes rêves, et tu n’as pas à m’en parler. J’en fait ce que je veux, si je veux les réaliser, je les réalise, un point c’est tout."

Il avait l’air extrêmement sérieux et calme, plus qu’il y a quelques minutes en tout cas. Elle aussi était déjà plus calme. Elle savait se contrôler, quoi faire. Elle était ‘préparée’ à ce genre de situations, sa mère lui avait beaucoup appris et aussi par elle-même. Elle comprit très jeune comment réagir avec tel ou tel personne. Elle était très intelligente et très débrouillarde pour ça. Elle savait comment faire avec Luka. En parlant de Luka, il avait les yeux fixés sur sa bouche, allez savoir pourquoi. Et d’un coup, elle passa sa langue sur sa lèvre supérieure, mais sans faire exprès. Une fâcheuse manie qu’elle avait. Allait-il croire quelque chose ?

"A quoi ça te servirait de savoir si je suis croyante ou pas ? Et ne me dis pas que tu n’as jamais menti de ta vie, c’est tout bonnement impossible. Tous les enfants mentent, tout le monde ment. Et puis, tu n’as qu’à montrer au monde entier ce que je fais, je n’en aurai rien à faire. Ce n’est pas un secret."

Et, alors qu’il voulait être sérieux, son ventre gargouilla, ce qui fit sourire intérieurement Chanel. Elle ne voulait pas lui montrer qu’elle souriait, alors elle le fit intérieurement. Il n’avait donc pas mangé, il ne savait pas aller s’acheter quelque chose tout seul ou quoi ? Mais pour qu’elle oublie ce bruit qu’il venait de faire, il l’invita à aller dans un endroit qui devrait lui plaire.

"Que je te suive quelque part ? Ca sent pas bon cette histoire. Mais je te suis. Et puis, si tu me fais un sale coup, tu le regretteras. Mais je ne vois vraiment pas ce que tu pourrais faire de si horrible."

Et oui, elle accepta. Vous ai-je dis qu’elle était amoureuse du danger ? Mais alors qu’ils se levaient et qu’ils marchaient, elle lui posa une question, courte, mais quelque peu compliquée.

"Pourquoi… ?"

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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Ven 11 Avr - 21:31

Plan tout calculé ? Ou plan de substitution ? Bonne question, car on pouvait penser qu’en distinguant les mimiques adorables de Luka, montrant un homme qui doutait, qu’il faisait tout au hasard, et pourtant ! Il nous avait déjà apparu comme ça, bien avant cette rencontre, et même extrêmement avant leur première rencontre, cela remontait aux belles années d’enfance, en compagnie de son père. Luka voulait tellement ce ballon, qui lui semblait différent de celui qu’il avait vu, et qui portait le nom de ballon de football américain. Non celui-ci était rond, intéressant, et semblait être un bon défouloir, et le petit garçon blond aux yeux bleus, lâcha rapidement la main de son père, trop attiré par cette chose dans cette vitrine. Il mit les mains sur la vitre, ses yeux aussi illuminés que des phares de voiture. Il voulait absolument ce ballon fait de cuir, et son père s’approcha de lui, lui disant qu’ils étaient pressés, et le petit bonhomme sautilla sur place, demandant à son père s’il pouvait avoir ce ballon. Son père lui expliqua que non, une deuxième fois, parce qu’ils étaient pressés, et c’est alors que le petit garçon se mit à pleurer, en baissant la tête, on voyait des larmes couler sur ses joues, et il prononça une phrase : « Maman elle me l’aurait acheté quand même ! » Touché en plein cœur, le père lui offrit ce jour là, le ballon dont il rêvait. Ca avait beau eu être un caprice de gosse, ça montrait bien toute l’intelligence du jeune homme, qu’il l’ait depuis longtemps ou pas, et apparemment c’était inné chez lui. Le calcul, qu’il soit mathématique ou pas était la spécialité du bellâtre, qui pourtant ne s’en vantait pas mais l’utilisait constamment, pour accentuer le côté ridicule des gens qui se mesuraient à lui. Luka. Il avait l’air si sur de lui, si déterminé, il ne lâchait jamais rien, comment un être si perturbé, trouvait son inspiration et sa volonté si facilement ? Rien qu’à voir toutes ses rencontres, il faisait tout ce qu’il voulait, et arrivait à convaincre n’importe qui, alors pourquoi pas Chanel ? Elle avait beau être têtue, elle était également tellement fragile en vue de tous ses secrets qu’elle gardait en elle, il valait mieux qu’elle les sorte c’était dans son intérêt. Luka jouait énormément avec le feu, mais il l’avait déjà dit…Mieux vaut se brûler et en tirer une leçon, que mourir bête. Il se faisait tout un tas de principes qu’il tenait bien évidemment. Les amis ? Il en avait, mais pour lui, ils n’en étaient pas s’ils ne servaient pas à quelque chose, du moment qu’ils lui apportaient un quelconque enseignement, qu’ils le faisaient rire ou autres, ils étaient des amis, sinon, il ne voulait plus en entendre parler. Il était comme ça, et il en avait perdu des amis, enfin plutôt évincés, c’était le mot juste, Luka ne s’embarrassait pas de gens inutiles, les amis doivent être là, quand il en a besoin, et il n’y avait pas d’autre chose que cela. Luka ne rendait que si on lui donnait, ça allait de soi, mais il pouvait également donner et attendre un échange, en revanche, s’il ne venait pas, il le faisait payer très cher à la personne. La vengeance est tout de même un plat qui se mange froid, Luka en est très fervent, pourtant son père détestait la vengeance. Ferait-il la même chose avec Chanel, si celle-ci prenait ce qu’il lui donnait, sans créer un échange ? A voir…

Pourquoi elle et pourquoi pas une autre ? Luka ne pouvait pas l’expliquer. Il avait tout tenté pour aller voir ailleurs, mais savoir tant de choses sur cette fille le rendait complètement dépendant d’elle, il se sentait obligé de l’aider, car il savait que c’était en son pouvoir, il voulait absolument faire tout ce qui était en son pouvoir, et c’est pour cela qu’il perdait un peu les pédales. Et puis cette fille là, ressemblait trop à sa mère, pour qu’il aille voir ailleurs. C’était marrant d’ailleurs…Elle avait certaines mimiques de sa mère, c’était ce qu’on lui racontait, quand les gens la voyaient, ils se demandaient tous si elle ne faisait d’ailleurs pas partie de la famille de la mère défunte, car elle lui ressemblait énormément, mais la grande sœur de Nina ne pouvait être la mère de Chanel, tout bonnement impossible. Rivé sur le visage de Chanel, il se sentait mal, il croyait voir la fille qui l’avait mis au monde, et qu’il n’avait jamais vu de ses propres yeux d’enfants. Nostalgie et horrible adieu à sa mère. Rien que d’y penser, le jeune homme frissonnait de douleur.


Canta per me ne addio
Quel dolce suono
De' passati giorni
Mi sempre rammenta
La vita dell'amore
Dilette del cor mio
O felice, tu anima mia
Canta addagio...


La jeune femme répondait à ses propos, ne voulant pas lui donner raison, rétorquant toujours pour le contredire. Pour une fois, il doutait totalement de ses capacités à parvenir à ses fins, pourquoi ? Parce qu’elle semblait trop têtue pour qu’il puisse la contrecarrer, car même quand il avait raison, elle le contredisait juste pour l’empêcher de gagner. Un sourire aux lèvres, fermant les yeux détournant légèrement la tête, il eut un petit rire assez provocateur :


« Et tu ne dis jamais que tu as tort ? » Son rire sarcastique cessa, puis recommença. « Ah mais c’est un problème ça, mais je ne t’oblige en rien, si tu ne veux pas je ne vais pas te forcer. Ce que je veux dire c’est… »

Il se stoppa, elle venait d’achever sa phrase, elle avait prêté attention à son erreur, dommage, il aurait préféré passer au travers. Rien ne pourrait le perturber, sauf certains actes, mais dans son cas, il ne pouvait pas s’en inquiéter, elle ne ferait rien de tout ça. Mais que devait-il lui répondre, elle lui avait posé une question, il ne pouvait se permettre de l’esquiver, elle reviendrait à la charge, alors il se mit la main derrière la tête, avec un grand sourire mais qui montrait un certain gêne, qui ne lui appartenait pas, il pouvait être un bon acteur, lui aussi.

« Ah…Euh…Bah c'est-à-dire, que je me disais qu’il pourrait aller, à toi ou à une autre, c’est pareil, mais…je sais qu’il irait très bien à ma mère, et tu lui ressembles beaucoup. »


Ouf ! Il avait trouvé une issue, et intérieurement, il s’en félicita. La fontaine était entourée de très belles places, il y avait de très bons petits commerces, un soleil qui allait bientôt frapper fort, car la chaleur devenait de plus en plus accablante, et le jeune homme commençait vraiment à avoir chaud. Il leva alors d’un geste fluide sa veste, étirant ses deux bras derrière son dos, et la laissant glisser sur ses avants bras avant de la lever, et la plier rapidement pour la poser près de lui, faisant attention, qu’elle ne prenne pas l’eau. Il était maintenant en débardeur qui laissait voir nettement sa carrure sculptée et musclée, car il lui collait à la peau, laissant une vue incroyable sur ses muscles saillants. Il ne faisait pas exprès ce n’était pas de l’exhibition, il avait réellement chaud. Leurs regards s’entrecroisaient tout le temps, et leurs paroles s’entrechoquaient telle la foudre frappant un autre éclair, rentrant en collision.

« Tu ne vas qu’en même pas me dire ce que je dois faire…Si j’ai envie d’en parler, libre à moi, et tu es tout aussi libre d’écouter mes paroles ou bien de faire comme si le silence pesait sur toi. Mais à ta place j’assumerais ce que je suis, pour me rendre plus fort : tu n’es qu’une trouillarde ! »

Luka était bien ici, la fontaine lui rappelait tellement de bons moments, nostalgie quand tu le tiens, tu ne t’arrêtes plus. Chanel, il ne l’avait jamais trop vu trainer ici, sauf deux fois, mais comme les circonstances ne jouaient pas en sa faveur, car elle était avec son meilleur ami, ce gars là avait vraiment de la merde dans les yeux pour ne pas voir que sa meilleure amie était dingue de lui, et Luka mesurait la chance de ce gars là. Elle avait l’air d’une fille bien, elle se plaisait à tenir tête aux gens pour qu’ils puissent le comprendre, et Luka n’avait pas mis longtemps à cela, il le savait depuis bien longtemps. Malgré tout, elle était pleine de surprises, il n’y avait qu’à regarder le dernier de ses gestes… Elle venait de se passer la langue sur sa bouche, alors que le jeune homme s’attardait sur celle-ci. Coïncidence ? Surement. Il ne devait s’en formaliser, ça devait être un fait pas exprès. Elle le défiait de mentir en disant qu’il était obligé d’avoir menti dans sa vie, et il prit alors la parole d’une voix distincte et sourit :


« J’ai menti. Une fois dans ma vie, et je n’ai jamais recommencé, car j’ai eu tout plein d’ennuis après cela, mais passons, c’est inintéressant. La question n’est pas là. Je n’en ai rien à foutre que tu sois croyante ou pas également. Et je ne montrerais pas à tout le monde ce que tu fais, parce que ce n’est qu’un défi, car au fond de toi-même tu désires que je te mâche le boulot, pour que tu puisses enfin être révélée au grand jour, tu ne le peux pas toute seule. »


Il eut un petit rire une nouvelle fois, mais légèrement étouffé. Oubli simple de passer acheter quelque chose pour manger ? Non, il n’aimait tout simplement pas la nourriture rapide, habitué à une bonne alimentation, il était donc parfaitement en droit de ne pas manger, mais ça commençait à faire long. Il fut surpris de son acceptation, alors c’était parfait, tout fonctionnait, il allait donc entamer tout ce qu’il avait prévu, elle n’allait pas le regretter. Il se mordilla une nouvelle fois la lèvre, avant de sourire, et de promettre :

« Crois moi je ne ferais rien d’horrible, Chanel, j’en fais la promesse. »

Ils se levèrent. Le garçon prit évidemment sa veste à côté de lui, et la positionna sur son épaule, mettant ses lunettes sur le nez, pour protéger ses yeux du soleil. Ils se mirent à marcher tous les deux l’un à côté de l’autre, le jeune homme occupant ses mains, comme il le pouvait, c'est-à-dire rongeant ses ongles de la main gauche, et tenant sa veste de la main droite, pour ne pas qu’elle tombe de son épaule. C’est alors qu’elle lui posa une question qui eut don de le stopper dans tous ses gestes. Il se retourna vers elle, pour lui répondre :


« Pourquoi ? Je ne sais pas, j’ai des raisons, mais je préfèrerais les passer sous silence, j’espère que tu le comprendras. Et toi ? Pourquoi avoir accepté ? »

Il était moins équivoque qu’elle, il préférait être clair. En tournant au coin d’une rue, ils arrivèrent dans un cul de sac. Elle pouvait être apeurée, mais il n’y avait pas de quoi. Il y avait une petite porte, et le jeune homme se positionna devant, se retournant à nouveau vers elle :


« Voilà c’est ici, je préfère que tu y ailles seule, enfin on va passer la porte tous les deux, et ensuite je te laisserais continuer, n’aies pas peur, tu verras très vite cet endroit magnifique. »

Alors il ouvrit la porte, puis s’engouffra dans la pièce suivi de la jeune demoiselle. Tout était noir, mais il avançait sans crainte. Il attrapa ensuite le bras de la jeune fille pour la guider, puis il ouvrit une dernière porte, et là, il la poussa sans qu’elle puisse l’en empêcher, et il referma la porte. Elle se retrouvait maintenant sur une scène de théâtre, où plein de gens, agents, fervents admirateurs de théâtre et autres attendaient assis que la représentation commence. D’un micro, le jeune homme parla :

« Je vous prie d’accueillir chaleureusement, une étoile montante du cinéma : Chanel Miller, qui va vous faire une belle improvisation pour vous montrer ses grands talents. »

Il ne se trouvait pas loin, il s’était même mit à l’arrière de la scène dissimulé, pour ne pas qu’on le voit, et avait laissé Chanel se débrouiller seule. Il avait raison, le théâtre était d’une grande beauté.
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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Dim 13 Avr - 17:19

Lorsque Chanel était âgée de 1o ans, son père l’avait emmené dans son bar, qui, à l’époque, était très populaire. C’était un des rares moments qu’il passait avec sa fille. Ils arrivèrent main dans la main, jusqu’à ce que Mr. Miller détache sa main de celle de sa fille pour aller saluer un homme à une table de l’autre côté de la pièce. Chanel se dirigea seule vers le bar, où elle connaissait bien la femme qui s’en occupait. Cette femme s’appelait Luna. Elle était très gentille et aimait beaucoup Chanel, qui l’aimait beaucoup aussi. C’était comme si elle faisait un peu partie de la famille. Elle était donc assise sur une chaise haute quand Luna lui servit un verre d’eau. A chaque fois qu’elle venait, Luna lui servait un verre d’eau. Chanel la remercia en regardant discrètement ce que faisait son papa qui ne s’intéressait guère à elle. Elles discutaient souvent toutes les deux, mais elles parlaient surtout de Chanel. Luna ne parlait pas trop d’elle, c’était un grand mystère pour Chanel. Son père était entouré d’hommes et de femmes, il était donc très occupé. Chanel n’aimait pas ces femmes qui touchaient son père, qui lui murmuraient des choses à l’oreille, qui lui parlaient tout simplement. Chanel n’était pas du tout jalouse, ou possessive, c’est juste qu’elle ne supportait pas de voir ce spectacle. Son père aimait-il vraiment sa mère ? Elle en doutait à présent. Elle se sentait délaissée, seule avec Luna, son père ne s'occupant pas d'elle et sa mère ne se doutant de rien à la maison. Elle en avait vraiment marre de regarder son père faire des choses qu'elle n'aurait jamais imaginé, et se retourna vers Luna. C'était la seule personne à cet instant à qui elle pouvait tout dire, parler tout simplement. Elle se leva pour aller aux toilettes et quand elle arriva une femme était en train de se maquiller. Elle ne connaissait pas cette femme, mais cette dernière se retourna vers Chanel et lui demanda si elle était bien la fille de Jack. Comment cette femme osait-elle appeler son père par son prénom alors qu'elle ne la connaissait même pas ? Elle n'avait pas le droit tout simplement. Mais elle lui répondit quand même oui. Alors une lueur apparut dans les yeux de cette femme et dit à la petite Chanel qu'elle était 'ravie de la rencontrer'. Mais en quoi ? Etait-elle une proche amie de son père ? Chanel ne connaissait pas vraiment les amis de son père, et puis elle n'avait pas vraiment envie de les connaître. Elle s'excusa et entra dans un cabinet, ce qu'elle voulait faire depuis longtemps. Mais contrairement à ce qu'elle voulait faire, elle s'assit et pensa très fort.

Comme un chanteur malheureux
Que l'on écoute plus
Comme un chanteur malheureux
Que les gens n'aiment plus
Même si tu n'es plus là
Je chante encore pour toi
Et je me demande si tu m'entendras.


Elle aimait lui tenir tête, elle ne voulait pas qu’il aie raison. Il lui demandait même si elle disait parfois qu’elle avait tort. Bien sûr, mais ça elle n’allait pas lui dire. Elle n’aimait pas vraiment quand il souriait et qu’il se moquait, rien de tel pour l’énerver un peu.

"Non, pourquoi, je devrais ?" Elle sourit ironiquement en se moquant un peu de lui. "Très bien, alors ne me force pas."

Il s’arrêta sur son erreur d’avant, il ne pouvait contourner ça, il aurait l’air de quoi devant elle ? Juste pour l’embêter avant, elle sourit en posant la question sur la fin de sa phrase.

"C’est ?"

Le début de sa réponse n’était pas ce qu’il avait pensé, ça Chanel l’avait deviné. Mais elle allait le laisser avec cette histoire, elle pourrait très bien mieux l’embêter plus tard. Mais quelque chose lui fit perdre son sourire moqueur. Il disait qu’elle ressemblait à sa mère, sa mère à lui. Comment était-ce possible ? C’était impossible, ils n’étaient pas de la même famille. Il devait sûrement se tromper, dire n’importe quoi pour rattraper son erreur.

"D’accord, maintenant je ressemble à ta mère. Après, tu vas me dire que je suis ta sœur ou ta cousine ?"

Ce qu’il venait de dire était vraiment bête. Croyait-il s’en sortir ? En tout cas toute l’attention de Chanel se porta sur la chaleur qui devenait de plus en plus énervante. Certes elle ne portait pas de veste, mais le problème était quand même là. Luka aussi devait avoir chaud, car il enleva sa veste. Ou peut-être était-ce juste une technique de drague. Chanel optait plutôt pour la chaleur, allez, enfin du positif pour ce pervers. Leurs mots étaient comme des serpents qui rampaient afin de trouver sa proie. Heuum, c’est peut-être un peu trop métaphorique là, non ? Ce pauvre chou ne voulait pas que Chanel lui dise ce qu’il devait faire. Et bien, mon petit, sache que Chanel domine toujours, elle est toujours dominante et n’est que très rarement dominée.

"Et bien, figure-toi que si. Je t’écoute si je veux. Je ne suis pas une trouillarde, et j’assume ce que je suis. J’ai l’air d’une trouillarde ? Mais regarde-moi bien quoi !"

Elle faillit s’énerver, mais garda sa colère au fond d’elle même, voulant garder le contrôle. Ne jamais perdre le contrôle, ne jamais perdre le contrôle… C’est souvent ce qu’elle se répétait dans sa tête. Elle n’avait jamais perdu le contrôle auparavant. Ah si, mais elle avait 6 mois et elle pleurait pendant la nuit. Mais c’est tout, je vous jure. Ce n’était pas de sa faute, elle était toute petite et faisait des cauchemars. Chanel avait beaucoup mentit tout au long de sa vie, et ce n’était que très rarement que c’était retombé sur elle. Elle savait comment faire, c’est tout. Et puis, ce n’était que des petits mensonges, rien de plus. Il n’avait alors menti qu’une seule fois dans sa vie ? C’était inimaginable, mais peut-être la vérité. Mais alors c’était un énorme mensonge, là est la faute. Quand on veut faire un gros mensonge, mieux vaut savoir comment faire, car si c’est le premier mensonge, c’est fichu. Il faut de l’expérience quoi.

"Que une seule fois ?"

Ce que venait de dire Luka ne plut pas beaucoup à Chanel, qui savait quoi lui dire, et ce n’était pas très très gentil.

"Je n’ai pas besoin d’une nounou, moi au moins. Je peux très bien me débrouiller seule, si je veux faire quelque chose je le fais, point final !"

Presque toute sa vie elle s’était débrouillée seule, ce n’était pas aujourd’hui que ça allait changer. Déjà toute petite elle était habituée à la solitude, très vite elle sut quoi faire dans un tas de situations toutes différentes les unes que les autres. Monsieur promettait de qu'il ne lui ferait rien d'horrible. C'est cela, oui.

"Oui, ben t’as intérêt."

Avant de se lever à son tour, Chanel prit ses lunettes de soleil et les mit sur son nez car le soleil commençait à l’énerver, à toujours briller dans ses yeux, ne voyant rien. Ils portaient tous deux des lunettes de soleil, et ressemblaient à ce moment vraiment à des stars. Mais Chanel n’en avait rien à faire, elle voulait juste savoir ce qui l’attendait. Elle préférait regarder à sa gauche, c’est-à-dire de l’autre côté de Luka, préférant ne pas le regarder. Elle passa sa main dans ses cheveux, tout en marchant avec une allure de mannequin, un pied devant l’autre. Elle marchait toujours comme ça, et ne voulait changer pour rien au monde. Il ne voulait pas lui dire pourquoi, et elle n’aimait pas vraiment ça. Elle ne comprenait pas surtout.

"Pas vraiment, mais passons. Et bien je suis comme qui dirait une amoureuse du danger. Je n’ai pas peur de ce que tu me feras, quoi qu’il se passe."

Luka l’entraînait vers un cul-de-sac, avec une seule porte, mais il y avait une seule et même question, aussi simple qu’elle soit, où conduisait-elle ? Et puis il lui promettait que c’était en endroit merveilleux, qu’elle ne devait pas avoir peur, il la rassurait quoi. Mais, ne jamais faire confiance à une personne qui veut juste vous mettre dans son lit. Et pourtant, Chanel était bien déterminée à voir cet ‘endroit si magnifique’. Oui, mais, un endroit peut-être magnifique sans avoir de bons côtés. Et puis, on peut faire même les pires horreurs dans un endroit magnifique, l’endroit n’est pas tout, c’est juste le fond, le décor.

"Mais oui, mais oui."

Alors qu’elle se demandait tout simplement où elle était, Luka ouvrit la porte et la prit par le bras. Il la guida dans un long couloir noir, quand il ouvrit une porte qui semblait être la dernière. Et tout à coup, il la poussa et referma de suite la porte derrière elle. Elle se trouvait sur une scène de théâtre, le public la regardant comme si il découvrait je-ne-sais-quoi. Une voix se fit entendre, c’était Luka bien entendu. Il la présenta comme la nouvelle étoile montante du cinéma qui allait faire une belle improvisation et blablabla. Chanel était là, debout à l’arrière de la scène, se demandant ce qu’elle allait faire. Ce n’était pas qu’elle ne savait pas faire d’improvisations, au contraire, elle était douée, mais avec quoi ? Il n’y avait rien ni personne, elle était seule, sans rien. Alors elle regarda vers le rideau de gauche qui était le plus près et aperçut quelques costumes. Elle alla le plus vite possible fouiller tout ce tas pour voir si elle pouvait en faire quelque chose, et vit LE costume qui allait parfaitement. Il n’y avait personne autour d’elle, alors elle enleva très vite sa robe, ses leggins rouges et ses chaussures et enfila un slim noir, une veste blanche, d’autres chaussures et une magnifique casquette marron. Mais avant de se dépêcher pour revenir sur scène, elle attrapa une chaise et l’emmena avec elle. Elle traversa à moitié la scène et posa la chaise en plein milieu et s’assit. Le public n’avait pas trop attendu, elle avait été très rapide, c’est-à-dire qu’elle avait déjà fait ça auparavant, se dépêcher de se changer. Elle était assise devant un public, devant improviser, tout ça à cause d’un gamin qui voulait s’amuser. Certes, si elle s’en sortait, ça allait bien marcher pour elle, mais si elle ne s’en sortait pas ? Non, elle ne pouvait pas penser une telle chose, elle allait réussir, coûte que coûte ! Elle regarda le public dans les yeux, si on pouvait dire ça comme ça, et elle commença son improvisation.

"Aujourd’hui, j’ai découvert une chose. Ou plutôt, redécouvert une chose. La tromperie est la chose la plus cruelle qu’on puisse vous faire."

Elle s’arrêta quelques secondes, puis se leva et reprit.

"Imaginez, que vous fassiez ne serait-ce qu’un instant confiance à une personne, à qui normalement vous ne feriez confiance pour rien au monde." Elle s’avança un peu, en fixant bien le public qui l’écoutait. "Imaginez, que cette personne vous ai trompé pour une raison ou une autre, et que vous soyez fou de rage. Que feriez-vous ?"

Elle capta toute l’attention du public, et se tut quelques secondes, une nouvelle fois.
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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Lun 14 Avr - 16:06

[Flash-back]
Un petit garçon blond, les cheveux coupés très courts, les yeux bleus embués par des larmes d’enfant qui se trouvait coupable de quelque chose, bien qu’il n’ait rien fait, assis sur les genoux de son père, admirant la belle nuit étoilée qui se profilait devant eux. Le père bien que très jeune dégageait un respect incroyable, et une force intérieure, que beaucoup n’aurait plus après ce qu’il venait de traverser. Oui ça faisait 5 ans jour pour jour, que sa tendre et bien aimée Nina, était partie de ce monde, laissant comme cadeau d’adieu, un petit homme, qui en avait gros sur la conscience. Chaque 21 du mois, ils portaient des fleurs, mais là, c’était un 21 octobre, 5 ans plus tard. Ils comptaient tous les deux rester des heures sur la tombe de celle qui leur manquait. Le petit garçon brisa ce silence de mort :

« Dis papa…Elle reviendra un jour maman ? »
-Luka…
Des larmes chez son père s’en suivirent… Il respira bien fort, et tenta de lui expliquer. Il lui posa la main sur son petit torse tout fin, et il lui expliqua :
-Ta Maman est toujours là, regarde tu la sens là, elle vit en toi. Elle sera toujours à tes côtés, crois moi, elle veille sur toi, car tu es ce qu’elle a le plus aimé. Quand elle te portait dans son ventre, elle parlait de toi, comme si vous ne faisiez qu’un.

Le petit garçon déversa ses larmes dans les bras de son père, articulant quelque chose d’incompréhensible, pour certains, mais qui était le fruit d’un amour impossible, arraché avant que la vie ne lui soit donnée.

« Si j’étais pas allé dans son ventre, elle serait là ! Pourquoi ce n’est pas la cigogne qui m’a amené ? Pourquoi ma maman n’est pas avec les autres, je veux qu’elle sorte de mon cœur, je lui donne si elle veut mon corps pour qu’elle soit là, et après elle s’habille en fille ! »

Ces mots pesaient dans la tête du pauvre homme, qui ne savait où donner de la tête pour faire comprendre à son fils que malheureusement, la belle Nina, ne reviendrait jamais, et qu’elle faisait maintenant partie des anges.

[/Flash Back]

Alors comme cela, la jeune femme était agressive…Mauvais choix comme tactique, c’est ce que préférait Lu’, dompter les tigresses féroces c’était son truc. Il avait déjà eu fort à faire avec elle et ne s’en lassait pas du tout. C’était comme contempler une photo de sa mère, il ne s’en lassait jamais, dessiner le corps parfait d’une femme, la même chose, il adorait ça, et il n’y pouvait pas grand-chose, sauf peut être les habiller dans ses dessins, mais il ne les laissait quasiment jamais nues, pour ne pas choquer la populasse.

« Cesses donc de tenter une quelconque rivalité avec moi tu te fatigues pour rien. »

Ca y est. Il était de nouveau serein, et aller oublier sa petite bourde. Elle cherchait pourtant à ce qu’il tombe une nouvelle fois dans le piège des erreurs, mais avec un petit sourire mignon il répondit doucement :

« C’est…une belle journée ! »

C’est vrai, il avait cherché quelque chose pour se rattraper concernant la jeune femme, mais même en catastrophe, il ne disait pas des bêtises, il ne voulait absolument pas mentir, et comme sa mère était un ange, une belle femme, il ne se permettrait jamais de souiller sa mémoire en inventant une quelconque ressemblance avec mademoiselle Miller. Non, il ne mentait pas du tout, pour lui, il en existait bien une de ressemblance. Et même si elle plaisantait avec ça, et qu’il détestait cela, il allait la faire taire une fois de plus. Il n’avait pas le choix. Il mit alors sa main dans son t-shirt, et attrapa sa chaine autour du cou, qui portait un pendentif, qui s’ouvrait, apparemment, vu qu’il l’ouvrit, et une photo de sa mère apparut. C’est vrai qu’elles se ressemblaient énormément. Il montra à Chanel et dit :

« Je ne dis rien de tout cela c’est probablement mieux ainsi que tu ne fasses pas partie de ma famille…Mais regardes par toi-même tu verras que tu as des airs de ma mère, bien qu’elle soit peut être plus jolie…Enfin elle était… »

Une plaisanterie qui eut le don de l’achever lui, c’était assez contradictoire non ? Eh bien oui en fait parler de sa mère le déstabilisait toujours grandement, il n’y pouvait pas grand-chose, et si on l’attaquait sur ce terrain là on était sur de gagner, c’était son plus grand point faible. Il observait les gens près de la fontaine, ils ne semblaient tous ne pas avoir chaud, alors que pourtant la chaleur était étouffante, comment pouvaient-ils supporter ça ? Il n’était pas du tout frileux, plutôt le contraire, c’était peut-être à cause de ça aussi. Un gamin s’approcha de lui, et mit les mains dans l’eau, éclaboussant de partout, et surtout Luka, qui mit par réflexe ses mains devant son visage, mais cessa, quand il entendit :

-Luke ! Arrêtes toi tout de suite, tu ne vois pas que tu dérange ce jeune couple ?
-Ah bon maman ils s’embrassent pas pourtant !

« Non, non mais c’est rien madame, il ne fait rien de mal il fait chaud ! Et puis…non rien. »

Il s’arrêta, il allait expliquer qu’ils n’étaient pas ensemble, mais pourquoi l’aurait-il fait ? Il n’avait pas de raison, alors il se reprit. C’était marrant, il se revoyait dans ce gamin qui portait le prénom qui était un surnom pour Luka. Il eut un sourire nostalgique voyant ce petit bonhomme s’éloigner, et il reporta toute son attention sur la jolie jeune femme, qui occupait ses yeux aujourd’hui. Elle commençait à s’énerver c’était tout à fait bon signe pour lui. Il répliqua alors rapidement :

« Tu t’enfonçes…Evites d’en dire plus…Chaque phrase est une once de baratin. «

Pourquoi était-il froid soudainement ? Il en avait marre, marre de se quereller pour un rien, si elle tenait tant à être méchante qu’elle le fasse, au lieu de tenter de le battre à ce jeu, qui n’allait jamais en finir. Mentir, Luka avait tenté une seule fois, et bien sur il disait la vérité, cependant il n’aurait jamais du le faire…C’était pour protéger une de ses amies…En effet, celle-ci avait son père qui la menaçait de la marier de force. Il avait donc fait ce qu’un ami aurait fait…Il s’était obtenu un acte de mariage, et son amie l’avait présenté à son père, faisant mine de s’installer chez lui…Le père fut très surpris, mais pas d’accord, alors il cassa la gueule à Luka. Il s’en souvient bien de cela, ils étaient jeunes, ils avaient 16 ans… Après un séjour à l’hôpital, il se jura de ne plus jamais recommencer.


« Oui pour aider une amie face à son père, j’ai prétendu avec elle, être son mari, à 16 ans. Je ne te parle pas de la suite. »

Ensuite, les mots l’atteignirent, ils étaient durs les mots de Chanel, mais il se demandait bien où avait-elle eu cette info. Pourtant elle le destabilisa grandement, il balbutia :

« Je…euh… »


Il se mordilla la lèvre, tourna la tête à droite puis à gauche, évitant d’affronter le regard de la jeune femme, et gêné, il répondit :

« Où tu as appris ça toi ? Si j’ai eu une nourrice, qui est également la servante de la maison, c’est parce que MOI, j’ai pas eu la chance d’avoir ma mère à mes côtés, et que mon père a travaillé, plutôt que de chercher une femme, pour qu’on soit ce qu’on est aujourd’hui ! Non mais je rêve tu crois vraiment que tu es la seule qui se débrouille seule ? Ton père il avait qu’à s’occuper de toi, au lieu d’aller voir les put*s»

Et c’est ainsi qu’ils allèrent donc là où Luka avait dit, tous les deux rayonnants malgré leurs altercations, tous deux portant de magnifiques lunettes, on pouvait croire qu’ils étaient jumeaux, tant leur démarche et leur allure se ressemblaient sauf dans leur façon de marcher. Il avait remarqué qu’elle ne voulait pas l’affronter du regard, et il ne s’en formalisa pas, il tenta juste de répondre sans être trop évasif :

« Je ne peux pas vraiment te dévoiler mes raisons d’abord tu aurais refusé ! Amoureuse du danger dis tu ? Eh bien on verra si c’est dangereux. »

Luka venait de voir apparaitre une nouvelle fois Chanel sur la scène, et cette fois-ci pour de bon. Elle allait enfin commencer, il était tenu en haleine jusqu’à maintenant. Elle prononça enfin ses mots. C’était long comme attente, mais le jeune homme se dit que ça en valait la chandelle, seulement il se ravisa quand il entendit les mots qu’elle prononçait. Apparemment elle lui en voulait terriblement de lui avoir fait ce sale coup, et appelait ça de la tromperie. De la tromperie ? Luka pensait pourtant avoir fait une bonne action. Il se passa la main sur le visage, conscient de ce qui l’attendrait quand elle en aurait fini avec le public. D’ici là, ça lui laissait un peu de marge pour réfléchir, mais il avait déjà quelque chose en tête, il savait ce à quoi il s’exposait, mais il fallait bien qu’il le fasse. Tout tombait à pic, alors qu’elle demandait au public ce qu’il ferait, lui sortit de l’ombre, de son rideau, et s’approcha de la jeune femme assise, passant dans son dos, sans tourner une seule fois le dos au public, il pencha la tête vers elle, et il lui chuchota :


« Ce que je ferais ? Je tenterais de me faire pardonner… »

Et c’est alors qu’il approcha très rapidement et dangereusement son visage du sien, et il l’embrassa. Ce n’était pas ce qu’il aurait du faire, il s’attendait évidemment à ce qu’elle le repousse, ou qu’elle lui foute une baffe, mais en même temps, c’était comme au cinéma… Il sentait le parfum exquis de la jeune femme parcourir tous ses sens, et il entendait également le public applaudir, il avait lui aussi fait une impro, mais qui avait impressionné par la soudaineté des faits alors qu’elle, était applaudie par son talent. Il se détacha après quelques secondes d’elles et toujours en murmurant, il lui dit :

« Désolé…Je pensais pas que te révéler au grand public serait une trahison… »

Achevant ces mots avec délicatesse, il se releva, et salua le public tout de même pour faire croire que ceci n’était que de la comédie, et il se retira derrière le rideau, s’adossant contre le mur, il soupira. Tant de pression pour pas grand-chose, c’était difficile que de tenter de séduire Chanel Miller.


Well you burst on the scene
Already a legend
The unwashed phenomenon
The original vagabond
You strayed into my arms
And there you stayed
Temporarily lost at sea

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Chanel Miller
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MessageSujet: Re: Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]   Jeu 24 Avr - 20:56

[Flash-Back]

[/Flash-Back]

Je n’ai pas grand chose à te dire
Et pas grand chose pour te faire rire
Car j’imagine toujours le pire
Et le meilleur me fait souffrir.


Chanel était comme une tigresse – sauvage bien entendu (a) – il fallait la dompter. (a) Alors, ne nous étonnons pas si elle devient agressive, c’est juste qu’elle n’a jamais été dressée, elle a toute sa vie été sauvage. Luka, lui, aurait pu être confondu avec un lion dans cette savane si dangereuse qu’elle est. Et oui, la vie est une savane, et les fauves sont partout.

Dans la jungle, terrible jungle
Le lion est mort ce soir
Et les hommes tranquille s'endorment
Le lion est mort ce soir

Tout est sage dans le village
Le lion est mort ce soir
Plus de rage, plus de carnage
Le lion est mort ce soir

L'indomptable, le redoutable
Le lion est mort ce soir
Viens ma belle, viens ma gazelle
Le lion est mort ce soir

Dans la jungle, terrible jungle
Le lion est mort ce soir
Dans la jungle, terrible jungle
Le lion est mort ce soir.


"Qui sait ?"

Il avait inventé quelque chose qui ne tenait pas debout une seule seconde. Mais avec son petit sourire mignon en coin si malicieux, il était tellement adorable qu'elle sourit.

"Oui, oui, c’est cela."

Tout ce qu'il lui disait était très émouvant. Et en même temps, comme il la comparait avec sa mère était effrayant. Et ces deux choses en même temps, cela était étrange. Mais Luka mit la main dans son tee-shirt, attrapa une chaîne sui était autour de son cou et ouvrit le pendantif qui pendant au bout. Il y avait là une photo de sa mère.

"Ah."

Bon, c'est vrai qu'il y avait peut-être quelques petites ressemblances par-ci par-là...

"Oh, c’est peut-être ta mère, mais ne dis pas ça devant moi, je pourrais m’énerver."

Les personnes autour de la fontaine n'avaient pas l'air d'avoir très chaud, ils ne se baignaient pas, juste quelques uns mettaient leurs mains dans l'eau si fraîche de cette si belle fontaine. Mais quelque chose fit que Chanel regarda cer évènement avec soin. Un enfant vint s'approcher de Luka, mit ses petites mains dans l'eau et éclaboussa tout autour de lui, surtout Luka - mais pas Chanel, haha (a) -. Ce pauvre Luka mit ses mains devant son visage d'ange pour éviter que des gouttes viennet sacager son si joli petit minois, ah c'est difficile de bien s'entretenir. (a) Mais monsieur enleva ses grandes mains - hou la, vous savez ce que ça veut dire (a) - quand une voix se fit entendre à quelques mètres. Ce n'était autre que sa mère, qui disait qu'il ne devait pas embêter ce jeune couple. Attendez, ce jeune couple ?! C'est quoi ce délire ? MAis Chanel se tut, elle n'allait pas embêter cette gentille dame. (a) Quand ils furent partis, elle dit juste ces quelques mots.

"Ca devient du grand n’importe quoi."

Alors qu'elle allait commencer à s'énerver, elle se calma très vite.

"Je raconte ce que je veux."

Son mensonge était bien gros par rapport à tous ceux qu'elle avait pu dire au courant de sa vie.

"Marié à 16 ans ? Et… il y a cru ?"

Ses mots étaient lourds, méchants et même monstrueux. Cela lui faisait du mal qu'il parle de son père comme ça. Après tout, c'était quand même son père. Alors elle le regarda bien dans les yeux, et lui dit d'un ton peu gentil :

"Répète ça, tu veux ? Ne parle jamais de mon père comme ça, je me suis bien fait comprendre ? Si tu crois que ma vie c’est un petit paradis, et bien va te rendormir, parce que moi, j’ai peut-être eu ma mère, mais c’était pas tous les jours facile. Alors la ferme."

L'endroit où ils se dirigeaient était encore inconnu pour Chanel, qui s'enfonçait de plus en plus. [ à finir =S]

"Qu’est-ce que tu en sais ? Et puis, vive le danger."

[ à finir =S]

"Alors ne pense pas."

Elle lui avait murmuré ces mots de façon à ce que lui seul entende. Puis, voyant qu’il se relevait et saluait le public, elle fit de même. Le théâtre était tout un art, et mieux valait faire croire à tout le monde que ceci avait été de la pure comédie. Elle le regarda s’éloigner vers le rideau, et après avoir salué ne dernière fois le public, elle se dirigea à son tour vers le rideau, où elle trouva Luka adossé contre le mur. Elle réfléchit quelques secondes, puis soupira avant de s’approcher de lui. Elle ne savait pas vraiment quoi faire, alors elle le gifla. Sa main était partie toute seule, mais bon sang, qu’est-ce que ça faisait du bien. Et le regard mélancolique, elle arriva juste à prononcer ces mots.

"T’aurais jamais dû faire ça..."

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre, déjà qu’elle partait vers la sortie. Le couloir était sombre, et elle ne distinguait que la lumière du jour par-dessous la porte. Mais à peine qu’elle était à quelques mètres de cette porte qui l’a conduirait hors de cet endroit, Luka la rattrape, la prit par le bras et la fit tournoyer sur elle-même afin que leurs visages soient à quelques centimètres l’un de l’autre. Chanel ne s’y attendait pas, mais contrairement à ce qu’on aurait pu penser, elle le regarda dans les yeux, puis son regard dévia sur sa bouche, et doucement elle approcha ses lèvres des siennes pour finalement l’embrasser.
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Quand les pervers sortent de chez eux... [Le pervers par excellence]

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