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Retrouvailles de poids [October]

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Adam Felton
Lovely Bastard



Age : 17
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Peace and Love
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MessageSujet: Retrouvailles de poids [October]   Lun 14 Avr - 0:06

Des bruits d’enfants jouant dans une cour, ou une aire de jeux. C’était plutôt des rires, que des pleurs, mais on entendait également des cris, on courrait, aussi vite que l’on pouvait pour ne pas se faire prendre par le loup et se faire glacer. Il y en avait qui montaient sur la cage à poules, d’autres à l’abordage sur le toboggan, des filles jouant à la marelle, et d’autres dans le sable, jouant entre autres aux camions et voitures. Il y avait également un groupe de petites filles qui jouaient à la corde à sauter, en chantonnant, c’était assez harmonieux comme ensemble. Et il y avait aussi le monde adulte…Ah les parents ! Chacun d’entre eux était différent : les femmes, souvent affublées d’un joli chapeau qui malgré toute sa beauté, entravait la beauté du visage des femmes très joliment coiffées, et puis il y avait bien plus de femmes que d’hommes, pourtant, eux aussi étaient présents, certes en minorité, et souvent accompagnés de chiens, qui étaient comme on le disait, le meilleur ami de l’homme. Il y avait cet aveugle, avec son magnifique golden retriever, qui regardait toujours vers un arbre, tandis que lui, sans le savoir, se trouvait toujours épié par un petit garçon qui avait du mal à comprendre que même sans soleil, l’homme qui portait un chapeau, avait des lunettes collées sur le nez. C’était une vie banale, des hauts et des bas, dans une petite aire de jeux. Chacun y avait sa place. Le petit garçon qui fixait l’aveugle, détourna les yeux vers un groupe de petits gars qui jouaient avec la guitare d’un homme. Qu’est-ce qu’ils pouvaient jouer mal, c’était pas croyable… Il leur apprendrait bien, mais sa mère lui avait défendu de parler aux inconnus, mais il n’avait pas compris que ça ne s’appliquait pas aux enfants.

Souvenir…Souvenir. Adam ouvrit les yeux. Son passé revenait souvent dans ses rêves, rien ne lui manquait, mais il avait peut-être un côté nostalgique sur sa vie antérieure. Il s’éveilla dans les draps sentant bon le propre et la fleur. C’était normal, avec Zénith les fleurs il y en avait de partout. C’est vrai, il n’était pas chez lui, mais dans le passé, celui de ses parents, mais pas dans la même époque. Pourtant non dépaysé, seule sa meilleure amie October lui manquait, et encore elle était ici avec lui, mais ne logeait pas chez les Weller, elles avaient été si gentilles de l’accepter, lui, mais quand même ce n’était pas un refuge. En fait, il la voyait très peu, et leurs moments à discuter tous les deux, comme au bon vieux temps pourrait-on dire, étaient beaucoup moins présents, pourtant il ne s’ennuyait pas ici. C’est pour ça qu’il l’avait retrouvée il y a peu de temps, et qu’en deux en trois mouvements, juste le temps d’un bonjour, ils s’étaient donné rendez-vous ici, au Alamo Square, juste pour rattraper le temps perdu en 1970, et il espérait bien que malgré le changement d’époque tout soit comme dans la leur. Ils avaient eu l’idée de l’Alamo Square, pour se retrouver tels de petits enfants, pour relater de leur fabuleux voyage, et de tout ce qu’il y avait à raconter en parallèle.

Se levant, et faisant comme chez lui, il passa rapidement à la douche, l’eau chaude, elle ne changeait pas, toujours la même limpide, on pouvait facilement lire entre ses jets, et pourtant elle semblait transformer la vérité elle aussi. Mensonge et vérité, toujours le mensonge est plus simple , et pourtant la vérité tellement meilleure… Et les deux amis étaient-ils vrais, l’un envers l’autre ? Adam n’avait rien à se reprocher, et pourtant, il pensait faire souffrir son amie, car il trouvait ne pas être un ami à la hauteur. Il savait qu’October détestait plus que tout, Chanel, la jeune femme qu’il avait rencontré ici. Elle dégageait un truc, et Adam l’appréciait énormément, pourtant ce n’était pas de l’avis de sa meilleure amie, qui tentait tout et n’importe quoi pour l’éloigner d’elle, et il n’était dupe, il l’avait bien compris, seulement ça lui laissait un gout amer dans la bouche, il se disait que perdre une amie ça serait bête pour si peu, et il ne voulait ni se séparer d’October qui était celle qui comptait le plus parmi sa famille, ou ses amis, elle était sa jumelle qu’il n’avait pas, et Chanel, qu’il voulait tant découvrir encore et encore…

Après un grand petit déjeuner en compagnie des Weller, il les prévint qu’il sortirait aujourd’hui, et qu’il était possible qu’il rentre tard, et c’est ce qu’il fit. Tout simplement vêtu d’un sweat-shirt capuche, et d’un jean vintage, et d’une paire de converse, il s’en alla vers l’Alamo Square. Marchant les mains dans les poches, le regard figé sur ses pieds, shootant dans des cailloux qui parsemaient son passage, il était partagé. Partagé entre son envie de revoir son amie, et également entre toutes les choses qui s’étaient passées ici. Mais ça n’allait pas entraver sa journée avec October, non il allait passer une excellente journée parce qu’il était là pour ça, et rien ne le perturberait, c’est pour ça qu’il releva la tête, et affronta le regard des gens qui n’étaient bien sur pas vêtus comme lui, et il arriva bientôt à l’Alamo Square. Il y avait plein d’enfants qui jouaient, un peu comme lui dans son enfance, mais il y avait bien moins d’infrastructures modernes, et des choses anciennes, il y avait des enfants qui jouaient aux osselets, et il sourit à cette vue. L’enfance était un superbe moment, il fallait profiter, pensait-il pour ces enfants. Une petite fille devant lui, blonde, marchait difficilement, sa mère l’appela, et elle fit tomber sa poupée. Le jeune homme s’agenouilla donc, pour récupérer le bien perdu, et le tendit à la gamine, qui fit un grand sourire, le remerciant ainsi, et il s’en alla le cœur léger. Le point de rendez vous se trouvait sous un arbre.

L’arbre n’était plus très loin, et alors qu’il ne s’y attendait pas, un petit garçon déboula devant lui, le bousculant, puis un autre, qui le fit tomber. Ils ne s’excusèrent pas, et Adam tomba avec fracas sur les genoux, violemment. Il se releva difficilement, ses genoux le tiraillaient. Il tenta de voir les dégâts, et il constata que ses deux genoux étaient découverts, son jean étant troué exprès car Vintage, et tous écorchés. Il n’allait pas s’en formaliser, mais il remarqua une chose, qui l’acheva. October rigolait à leur point de rendez vous, le fixant comme s’il venait de se prendre la honte de sa vie, et c’était le cas. Il la rejoignit, et il fronça les sourcils :


« Je t’interdis de rire une seconde fois ! »
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October P. Messerschmidt




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Inscrit le : 27 Mar 2008
Messages : 144

MessageSujet: Re: Retrouvailles de poids [October]   Ven 18 Avr - 18:02

« Je t’interdis de rire une seconde fois ! »

A peine, le jeune homme venait-il de prononcer ces mots que le rire frais et léger de notre blonde préférée se fit de nouveau entendre dans le parc. Elle se trouvait à l’instant même assise sous un arbre près de l’air de jeu pour enfants du Alamo Square, l’endroit où Adam et elle s’étaient donnés rendez-vous la veille lorsqu’ils s’étaient eut au téléphone. Les deux amis ne s’étaient pas vus depuis un bon bout de temps. Un trop long moment d’ailleurs selon October. Lorsqu’ils étaient arrivés dans les années 70, Adam et elle avaient passé beaucoup de temps ensemble. Pour October s’était important, de rester toujours aussi proche de son meilleur ami, son ami d’enfance, une des personnes à qui elle tenait le plus, alors qu’elle venait de débarquer dans une ville inconnue, dans une époque inconnue où un trop grand nombre de choses et la quasi-totalité des gens lui étaient inconnus. Elle avait besoin de se raccrocher à lui, à lui, un des éléments les plus vieux de son passé comme elle avait eut besoin de se raccrocher à son frère ou encore à Heaven. Mais bien évidemment, October s’était habituée à vivre dans cette ville, dans cette période de l’histoire. Elle s’y était d’ailleurs rapidement et avec joie habituée. Elle y avait rencontré des personnes dont elle ne pourrait à présent plus se passer et vécues des moments formidables. Adam, sans étonnement, avait de son côté fait de même. De fil en aiguilles, les deux inséparables s’étaient peu un peu éloignés. Pas intentionnellement non, ou du moins ce n’était pas le cas pour O. , mais tous deux entraînés dans le tourbillon de cette nouvelle vie, qu’October trouvait particulièrement grisante, n’avaient plus trouvé le temps pour se voir. Et il fallait avouer que Blondie n’avait que très peu pensé à son meilleur ami ses derniers temps. Alors qu’elle était en compagnie de Bambi, cette jeune femme qu’elle considérait à présent comme la jumelle qu’elle n’avait jamais eut et avec qui elle passait désormais un temps fou, ou encore avec Jackie et tous ses amis hippies à refaire le monde. Oui, si elle devait être tout à fait honnête envers elle-même la délicieuse Tink’ devait avouer que passer du temps avec Adam n’avait pas été une de ses priorités ses derniers temps et elle le regrettait, elle le regrettait vraiment car il lui manquait, il lui manquait énormément.

C’était la veille, qu’elle s’était rendue compte combien la présence du brun ou plutôt sa non-présence dans sa vie lui était dure et carrément insupportable. Elle se trouvait alors à la plage avec quelques autres personnes qu’elle avait rencontrées peu de temps auparavant. Tout était là pour que notre Boucle d’Or favorite soit parfaitement heureuse. Le soleil brillait et diffusait une chaleur agréable, la mer était à une température idéale, il n’y avait pas de vent donc pas de sable qui venait piquer ses longues gambettes fuselées et elle était en compagnie de personne agréables qu’elle appréciait sincèrement. Et à vrai dire elle était parfaitement heureuse jusqu’à ce qu’un des mecs avec qui elle était dise ‘ C’est la vie’ . Banale expression peut être mais pas pour O. Cette expression elle l’avait entendue des centaines de fois par Adam. Cette expression lui était associée dans la tête d’October. Associée pour toujours et l’entendre dans la bouche de quelqu’un d’autre semblait carrément surréaliste à la jeune femme, ce qui après tout ne l’était pas du tout. Oui, après tout, tout le monde pouvait prononcer cela mais dès qu’elle l’entendit une foule de souvenir d’Adam entrain de dire cette expression avait surgit devant ses yeux. Lorsqu’ils étaient petits, qu’ils essayaient d’apprendre à faire du vélo sans petites roues et qu’elle ne cessait de tomber, Adam avait dit cette phrase. Lorsque son premier petit ami l’avait lâchement laissée tomber, Adam avait essayé de la réconforter en prononçant cette simple petite phrase alors qu’elle pleurait sur son épaule. Lorsqu’ils avaient eut leur première fois ensemble et qu’allongés dans le lit d’Adam, entrain de fumer une clope, il avait sorti sa célèbre expression d’un ton rêveur et que la jeune femme avait alors éclaté de rire. Oui, cette expression était indéfiniment liée à son meilleur ami. A tellement de souvenirs de lui, d’elle, de eux ensemble. Et là, tout de suite, elle avait eut envie de le retrouver, de se créer d’autres souvenirs, encore plus de souvenirs. Voilà pourquoi, dès son retour chez elle, elle avait décroché son téléphone et décidé qu’ils se verraient le lendemain.

October était donc à présent au point de rendez-vous, endroit où ils adoraient aller lorsqu’ils se voyaient encore beaucoup et elle le vit arriver. Un sourire se forma alors sur ses lèvres et elle aller se lever pour le rejoindre quand deux petits garçons qui courraient le bousculèrent et le firent tomber. La jeune femme ne put retenir un éclat de rire et immédiatement le jeune homme releva les yeux vers elle. C’est alors que Adam avait fait son exclamation et qu’October s’était de nouveau mise à rire. Puis la jeune femme se releva d’un bond et se mit à courir vers le jeune homme. Elle se jeta dans ses bras mais la jeune femme ayant mal calculer son impulsion ils tombèrent sur le sol et roulèrent dans l’herbe. Morte de rire lorsque leur roulé-boulé pris fit, Blondie resta allongée dans l’herbe un moment puis tourna la tête vers Adam allongé à ses côtés, elle dit.


" Tu m’as manquée. "

Elle enfouit alors sa tête dans le creux de l’épaule d’Adam et resta blotti contre lui savourant le plaisir de le revoir. Oui. October n'avait pas changé et était toujours aussi caline.

[ Bon c'est pas très long mais disons que j'ai privilégié la qualité. Genre on y croit ^^ ]
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Retrouvailles de poids [October]

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